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Accepter le VIH, plus facile avec ces quelques éléments clé

Si vous venez d’apprendre votre séropositivité, vous avez probablement besoin d’une bonne dose de soutien.

Le virus de l’immunodéficience humaine, plus connu sous le nom de VIH, fut pendant des décennies le synonyme d’une mort annoncée et associé à des classes sociales marginalisées. Bien qu’il existe aujourd’hui des programmes (de soins) médicaux qui permettent à la personne de maintenir une bonne qualité de vie, certains stéréotypes et préjugés perdurent et agissent comme une barrière émotionnelle au moment d’accepter la maladie et de s’intégrer dans à société.

Accepter un diagnostic de ce type constitue donc une expérience de vie difficile à surmonter. Cela nécessite de mettre en marche des ressources internes et externes qui promeuvent un affrontement actif et focalisé sur le fait de trouver une solution à cette nouvelle situation.

Donnez-vous du temps pour l’accepter

Après le diagnostic, vous aurez besoin de temps pour que les émotions se démêlent et que vous puissiez voir avec clarté votre nouvelle situation. Pour cela, il est important que vous vous donniez la permission de vivre un processus initial d’acceptation. Vous pourrez transiter par une ou plusieurs phases que composent cette période, il est donc souhaitable que vous vous familiarisiez avec elles :

- La négation. Elle constitue une paralyse initiale, un état de choc où se bloque la réalité, et où les faits concourus sont réprimés. Sa fonction est de créer un espace pour l’assimilation de la maladie.

- La colère. Apparaissent alors des questions comme : « pourquoi moi ? » et vous sentez de la colère et de la frustration pour ne pas trouver d’explication à ce qui se passe. A ce niveau, il est important que vous extériorisiez ces émotions, avec une activité comme le sport ou avec l’aide d’un spécialiste.

- La négociation. C’est une réaction qui tente de compenser ou de chercher un remède à ce qui s’est passé, pour ainsi récupérer votre état de santé. Il s’agit d’arriver à comprendre que certains facteurs ne dépendent pas de vous.

- La tristesse. Sa fonction est de vous aider à vivre l’acceptation et l’intégration de la maladie comme faisant aujourd’hui partie de votre vie.

Cinq mécanismes pour un affrontement actif

1. Pardonnez-vous. La culpabilité peut devenir votre pire ennemi. Assumer une part de responsabilité dans les faits concourus suppose d’accepter que des pratiques à risque liées à la contagion ont été pratiquées. Mais il existe aussi des facteurs externes que l’on ne peut pas contrôler, comme le manque d’information. Pouvoir vous libérer de ce sentiment et laisser place au pardon, est le premier pas à atteindre pour une restructuration des schémas mentaux pathologiques (idées qui soutiennent nos pensées et conforment des attitudes négatives envers la maladie).

2. Réorganisez votre vie. Maintenant, le plus important c’est vous. Et prendre soin de vous doit être l’objectif principal. Il faut pour cela se replanter les rôles (abandonner certaines responsabilités) de manière à diminuer les doses de stress quotidiennes et garder du temps pour vous occuper de vos nouveaux besoins.

Organisez votre plan de traitement comme s’il s’agissait d’un escalier où chaque marche implique un pas de plus vers l’objectif à atteindre : cela vous permettra de maintenir l’équilibre entre ce que vous pouvez et ce que vous désirez faire. Fixez- vous des petits objectifs sur le court terme, de type « ici et maintenant ». Ce qui ne doit pas impliquer que vous abandonniez vos projets de vie sur le long terme.

3. Faites de votre maladie votre alliée. Vous devez pour cela apprendre sa langue et sa culture (savoir comment elle se communique ou se développe) et, à la fois, créer des outils qui vous aident à vous adapter à de nouvelles routines.

Renseignez-vous sur tout ce qui concerne le VIH. Cela vous aidera à mettre en pratique des habitudes de vie saines en accord à votre situation, ainsi qu’à prendre des décisions sur votre traitement. Dans ce sens, il est essentiel de maintenir une bonne communication avec votre équipe médicale et de faire activement partie d’associations, de groupes de soutien, etc.

4. Eliminez le stress. Comprenez qu’il existe des facteurs liés à la gestion du stress qui influent de manière directe et considérable sur l’évolution et le pronostic du VIH. La raison ? Il existe une relation directe entre les systèmes immunitaire, nerveux et endocrinien. Mener une vie tranquille et sans préoccupations doit donc être votre objectif principal. Vous pouvez vous aider d’activités comme la méditation ou le yoga pour arriver à un meilleur équilibre émotionnel.

5. Cherchez un soutien émotionnel. Quelque chose d’aussi simple que partager vos problèmes avec les personnes qui nous sont proches peut devenir particulièrement difficile lorsque l’on souffre de VIH. La peur du rejet conduit dans beaucoup de cas vers l’isolement social et familial. Pour autant, il s’agit d’une décision personnelle et dans ce sens, il est recommandé d’effectuer une évaluation réaliste des soutiens disponibles (intra et extra familiaux) pour pouvoir sélectionner les personnes qui, selon vous, pourront réellement vous aider.

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Auteur : Marta Mero, Psychologue

Dernière modification: 22 juin 2016

© People Who Global, iStock.com

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