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Que puis-je espérer de la conisation ?

Elle est utilisée pour diagnostiquer les lésions provoquées par le virus du papillome humain, mais aussi pour les traiter.

La conisation est un type de chirurgie employée pour diagnostiquer les lésions situées dans le col de l’utérus, mais aussi pour les traiter. En général, on a recours à la conisation cervicale lorsque la femme a été diagnostiquée d’une lésion précancéreuse suite à une infection persistante par le virus du papillome humain. A travers cette intervention, on extirpe en forme de cône une dysplasie cervicale qui, avec le temps, aurait pu évoluer vers un cancer du col de l’utérus. Il s’agit donc plutôt d’une intervention préventive que d’un traitement.

Comme se réalise-t-elle ?

Il s’agit d’une procédure complètement indolore (de par l’administration d’une anesthésie locale), bien que la femme puisse expérimenter quelques gènes dues à l’usage d’un séparateur vaginal (speculum).

Avant l’intervention, le médecin mènera d’abord une cytologie et une colposcopie dans laquelle seront révélées la présence de lésions pouvant évoluer vers un cancer du col de l’utérus.

Après avoir extirpé la portion du col de l’utérus indiquée, celle-ci sera étudiée en laboratoire grâce à une biopsie. On considère la dysplasie comme complètement éliminée lorsque l’on n’observe aucune cellule anormale sur les bords ou les cotes, c’est à dire, lorsque ceux-ci sont sains.

Quels types de dysplasies reconnaît-on ?

Provoquées par le virus du papillome humain, les dysplasies se qualifient selon leur potentiel d’évolution. On distingue ainsi les dysplasies légères (ou CIN I) de bas grade et sans besoin d’être traitées, et les dysplasies modérées à sévères (CIN II et III) considérées de haut grade et qualifiées comme lésions précancéreuses. Même si ces dernières peuvent disparaître d’elles-mêmes, entre 5 et 12% peuvent évoluer vers un cancer invasif sous une dizaine d’années. Pour cette raison, la conisation s’emploie aussi bien pour les dysplasies modérées que pour les sévères, pour prévenir l’apparition du cancer du col de l’utérus.

La néoplasie intraépithéliale cervicale (CIN), dysplasie ou SIL, se réfère à la présence de cellules anormales ou cancéreuses dans l’épithélium superficiel (dans la peau) du col de l’utérus. Si l’on rappe ou extraie cette peau, on détruira ainsi toute la néoplasie intraépithéliale. On distingue aujourd’hui la SIL de bas grade (qui inclut le CIN I et/ou la simple présence de VPH) et la SIL de haut grade (qui inclut le CIN II et III et la carcinome in situ).

Comment la récupération se passe-t-elle ?

En général, elle est assez facile à supporter et peu douloureuse car le col de l’utérus possède peu de sensibilité. Cependant, parce qu’il est très vascularisé, il est possible d’expérimenter des pertes de sang importantes dans les deux semaines qui suivent l’intervention. Cela doit alors être communiqué à votre médecin pour qu’il puisse prendre les mesures nécessaires.

Pendant les trois ou quatre semaines suivantes, nous conseillons d’éviter les rapports sexuels, les activités physiques intenses ou l’usage de tampons (en général, tout activité pouvant provoquer des saignements).

Après l’intervention, des contrôles doivent être périodiquement réalisés. On surveillera ainsi l’apparition de nouvelles lésions, et l’évolution des lésions existantes vers un éventuel cancer du col de l’utérus. Car une fois de plus, la prévention est primordiale.


Auteur : Purificación Salgado, Journaliste

Dernière modification: 22 juin 2016

© People Who Global, iStock.com, LarsZanherPhotography

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