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Insémination artificielle

Comment une insémination artificielle se déroule-t-elle ? Dans quels cas est-elle recommandée ?

L’insémination artificielle est une méthode de procréation médicalement assistée, au cours de laquelle on dépose des spermatozoïdes dans la cavité utérine de la femme, grâce à des techniques qui « remplacent » le coït. Il s’agit d’une intervention très simple, et alors qu’elle est la technique de fécondation assistée la plus ancienne, elle continue d’être aujourd’hui la première option lorsqu’une femme présente des difficultés pour tomber enceinte. 

Quels types d’insémination artificielle existe-t-il ?

Selon la provenance du sperme, on distingue l’insémination artificielle par sperme de donneur connu, de celle par sperme de donneur anonyme. D’autre part, en fonction du lieu dans le tract féminin où seront déposés les spermatozoïdes, on différencie une insémination artificielle intra-utérine (la technique la plus utilisée et la plus efficace), une insémination artificielle intra-cervicale, qui consiste en l’introduction de spermatozoïdes dans le col de l’utérus, et qui fut la première méthode à être utilisée, et une insémination artificielle intra-vaginale, où le sperme est déposé au fond du vagin de la femme. 

Comment une insémination artificielle se déroule-t-elle ?

Une insémination artificielle a lieu en trois phases :

1. La stimulation de l’ovaire pour déclencher l’ovulation. Même si l’insémination artificielle peut se réaliser à tout moment indépendamment du cycle de la femme, la stimulation ovarienne est menée à bien dans le but obtenir plus d’un ovule et ainsi augmenter les chances de grossesse. Cependant, cette procédure augmente aussi les probabilités d’obtenir une grossesse multiple.

2. La préparation du sperme. A cette étape, on sélectionne et concentre les spermatozoïdes mobiles, les plus aptes à la fécondation. Grace à des techniques appelées de « lavage et capacitation », on élimine les spermatozoïdes morts, lents ou immobiles, dans le but d’augmenter les probabilités de succès.

3. L’insémination. Lorsque le spécialiste a détecté des ovules matures, il déclenche l’ovulation grâce à une injection d’agents hormonaux, et introduit le sperme dans l’utérus de la femme dans les heures qui suivent. L’introduction du sperme se fait le plus près possible des trompes de Fallope, avec l’aide d’une canule spéciale.

Après toutes ces étapes, il faut attendre. Au bout de quelques semaines et grâce à un test de grossesse, on peut savoir si la procédure a été un succès. Selon les statistiques, le taux de grossesse pour chaque cycle se situe entre 15 et 17%, pourcentage qui chute considérablement après le cinquième essai. 

Dans quels cas recommande-t-on l’insémination artificielle ?

Il existe différents scenarii pour lesquels elle est indiquée. Parmi les plus courants, on retrouve les suivants :

- Les spermatozoïdes ont du mal à passer le col de l‘utérus, ce qui peut être dû à des altérations dans la qualité du sperme ou un problème de la glaire cervicale.

- Il existe un problème de dysfonction érectile qui rend impossible l’éjaculation au sein du vagin, ou bien la femme souffre de vaginisme, qui rend la pénétration difficile.

- L’homme souffre d’un trouble de l’éjaculation rétrograde, le sperme est éjaculé dans sa propre vessie.

- Il existe une oligospermie (quantité basse de spermatozoïdes), asthénospermie (altération de la mobilité) ou tératospermie (les spermatozoïdes ne sont pas normaux).

- La femme soufre d’endométriose, d’un facteur tubaire corrigé, d’une allergie au sperme ou de problèmes d’anovulation.

Infertilité, Traitement, Traitement non pharmaceutique, Couple

Auteur : Purificación Salgado, Journaliste

Dernière modification: 6 juin 2016

© People Who Global, iStock.com/Tinnapong

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